Discours de Mr Marcel Orda, President de la Confédération Internationale de Pêche Sportive (CIPS)
 

La Confédération Internationale de la Pêche Sportive a souhaité être présente à votre colloque se rapportant à l’élaboration d’un plan stratégique national d’immersion des récifs artificiels le long des côtes sénégalaises et nous vous remercions de nous avoir permis de participer à celui-ci.

Notre Confédération ne peut que soutenir de telles initiatives qui favorisent une meilleure gestion de nos mers en créant des sites nouveaux particulièrement favorables à un développement de la faune et de la flore halieutique.

La pêche sportive a toujours encouragé les nations qui ont compris, que compte tendu de la pression grandissante exercée sur les espèces marines due à la forte demande des populations, il était temps de prendre notre avenir en main, en gérant nos mers et océans afin de ne pas détruire irrémédiablement, cette ressource qui est essentielle à notre vie.

En améliorant, avec l’aide des scientifiques, cet atout, vous apporterez bien évidemment à l’ensemble des utilisateurs de nos mers, qu’ils soient professionnels ou pêcheurs de loisir, un plus par rapport aux nations qui n’ont pas encore réagi à cette priorité qui passe par une bonne administration visant à apporter un aménagement des pêches et à une conservation de nos réserves marines.

A cet instant, je me dois de féliciter la Fédération Sénégalaise de Pêche Sportive, avec qui la CIPS entretient les meilleures relations. Chaque fois que nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec son président, Mr Abdou Got DIOUF, nous avons parlé de préservation des espèces et de la gouverne de la pêche sportive.

Il faut reconnaître que dans cette partie de la côte ouest de l’Afrique, le Sénégal est précurseur dans ce domaine : respect des tailles minimales, nombre de prises limité, relâches et marquages sont encouragés, bateaux pratiquant la pêche sportive bien informés et encadrés par la Fédération. Il est difficile de faire mieux.

Notre Confédération l’a bien compris et elle incite les pays africains à se constituer, à l’image du Sénégal, en Fédération de pêche sportive et de loisir, permettant de réunir l’ensemble des pratiquants de chaque pays, de les informer sur une pratique de pêche responsable. Cela permet aussi d’évaluer les prélèvements et d’estimer le poids socio-économique, tout en favorisant le développement touristique, puisque les pêcheurs venant d’autres continents se trouvent en présence d’une pêche sportive bien structurée.

A ce jour, plusieurs pays africains ont déjà réagi en créant des fédérations nationales appropriées pour contrôler la pêche sportive et récréationnelle. Elles ne doivent en aucun cas être écartées de toutes les décisions se rapportant aux problèmes importants que nous rencontrons dans la bonne marche de nos pêcheries.

Beaucoup d’autres moyens peuvent être employés aux côtés des récifs artificiels comme les réserves marines, les zones en jachère. La pêche sportive se doit de s’engager au côté des dirigeants qui réfléchissent à la préservation de la ressource. Nous prélevons peu mais, je le répète, notre poids socio-économique est important. Nous tenons à remercier le gouvernement du Sénégal, la Fédération Sénégalaise de Pêche Sportive pour avoir permis aujourd’hui de nous rencontrer, d’échanger des idées, de construire sur un sujet aussi important que l’avenir de nos mers.

 

 
     
 
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